SAISON 1 - EPISODE 11


Mais dites-moi, ne serait-ce pas mes petits monstres affamés qui frappent à la porte de La Cabane de la peur ? Alors les kids, sommes-nous en manque d'hémoglobine fraîche et de frisson glaçant ? Ne vous inquiétez pas, vous trouverez dans ce numéro de quoi assouvir vos plus bas instincts ! Mais ne soyez pas certains d’être au sommet de la chaîne alimentaire...

BUST A GHOST


“ En entrant dans la plus grande des maisons, nous avons immédiatement été saisis par l’odeur épouvantable qui imprégnait les lieux. Nous avions l’impression de pénétrer dans une boucherie qui aurait été abandonnée dans l’urgence, avec toute la bidoche encore sur les étals. Les mouches bleues volaient par nuées dans le large couloir de l’entrée. Quant aux peintures recouvrant les murs, représentant des scènes de chasse à courre, elles étaient constellées de larges jets de sang séché. Avec le recul, je me dis que nous aurions du vous appeler à ce moment-là. Bishop avait même dégainé son téléphone, mais Jenny et moi l’avons empêché de composer le 911… 
- Pourquoi avoir fait cela ?
- Je ne sais pas… euh… par… euh... en fait, pour être franche, ce n’était même pas par crainte de représailles, par rapport à l'illégalité de notre petite expédition, nous voulions juste faire la meilleure vidéo possible… 
- La meilleure vidéo possible ! Mais vous rendez-vous compte du drame que vous auriez pu... que nous aurions tous pu éviter ! Vous les jeunes, avec vos vidéos sur le net, vous êtes…
- Du calme Marvin ! dit fermement, Jake Brody, le chef de la police locale, qui jusqu’ici était resté parfaitement silencieux.
- Deux morts pour des conneries, Jake ! Deux morts et tu veux que je reste calme !? rétorqua Marvin en se retournant vers son frère, le visage rougi par sa soudaine montée de colère.
- Tu vois bien que la gosse est traumatisée, ça ne sert strictement à rien de l’accabler plus encore. Va donc faire une pause café, je vais prendre la relève.
- Mais…
- Il n’y a pas de mais, tu vas boire un café, c’est un ordre ! ” 

Furieux, Marvin s'exécuta et quitta la salle d'interrogatoire en faisant claquer bruyamment la porte. Sans prêter la moindre attention à la sortie inappropriée de son jeune frère, Jake Brody quitta sa place afin de venir s'asseoir à la table en vinyle blanc, jaunie par des années de tabagisme institutionnel. Il se tenait désormais juste en face de la jeune fille en pleurs, il lui tendit un mouchoir qu’elle accepta en tremblant, avant de reprendre le fil de l’entretien d’une voix sereine et rassurante.

“ Bien, Barbara, reprenons calmement voulez-vous ?
- Ils sont morts par ma faute !
- Non, ce n’est pas de votre faute, personne ne peut prévoir une pareille… tragédie. Vous vouliez juste faire une autre vidéo, vous ne pouviez pas imaginer ça. Personne ne le peut.
- Nous avions l'habitude des lieux hantés... enfin… je voulais dire, abandonnés.
- Vous êtes une sorte de chasseuse de faits paranormaux sur Youtube, c’est bien cela ?
- Oui… mais c’était pour le fun, dans le fond, je ne suis pas certaine que, ni Bishop, ni Jenny, ni moi… enfin… La jeune fille pleura de plus belle à l’évocation de ses amis disparus. Je veux dire qu’on n’y croyait pas vraiment, on jouait à se faire peur.
- Vous n’y croyez pas vraiment, mais malgré cela, vous avez fait toute la route depuis Chicago ? Juste pour vous coller la chair de poule, vraiment ?
- Pas tout à fait… Nos fans en veulent toujours plus. Pour fêter le cap du million d’abonnés sur la chaîne Bust A Ghost, nous avions décidé de frapper un grand coup. C’est à ce moment que nous avons eu l’idée de cette expédition à Mount Varan.
- Et comment avez-vous eu connaissance de ce village ?
- Par un fan. Il nous a envoyé un exemplaire du Eerie Post du mois dernier dans lequel l’ancien chef de la police de Serlingtown parlait de Mount Varan et de tout un tas d’autres trucs.
- Putain, le vieux a encore parlé ! Jake se précipita vers la porte, l’ouvrit, et tout en restant dans l’encadrement, il hurla en direction de tous les agents présents dans le commissariat. Trouvez-moi immédiatement un exemplaire du Eerie Post du mois dernier, le vieux a encore parlé ! On va avoir sacrément du pain sur la planche dans les prochaines semaines ! Et puis dites à Marvin de revenir de sa pause café illico !”

Quelques (longues) minutes plus tard

“ Te voilà enfin, c’est pas trop tôt ! T’es au courant des dernières nouveautés ?!
- Oui, papa a encore parlé… pourquoi il fait ça, Jake ?
- J’en sais foutre rien, mais le prochain journaliste qui s’approche de lui, je lui colle mon pied au cul, Marv !
- Et pour la gamine, on fait quoi ?
- Avec les gars, vous avez bien détruit toutes les preuves vidéos comme je vous l’ai demandé, n’est-ce pas ?
- Oui…
- Bien… Très bien… Je ne comprend toujours pas comment elle a pu leur échapper et venir jusqu’à nous. Qu’une proie leur file entre les pattes, ce serait une grande première. Toujours est-il qu’ils doivent être sacrément en colère. Nous devons réparer cet affront avant qu’ils ne débarquent en meute à Serlingtown.
- Tu ne comptes tout de même pas la leur rendre, Jake ?
- Tu crois vraiment que ça me fait plaisir Marv ? Mais nous sommes en paix avec les Bigfoot de Mount Varan depuis près de quarante ans, il ne faudrait pas que ça change…”

En un instant, le sang de Barbara se glaça dans ses veines, elle n’avait rien manqué de la discussion entre les frères Brody. Bientôt, elle allait connaître le même sort atroce que Jenny et Bishop. Une fois de retour à Mount Varan, elle se ferait éviscérer, déchiqueter puis dévorer, pièce après pièce, par d’horribles créatures venues du fond des âges. 

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RAAAAAATS !!!


Aux environs de la mi-juillet.

Quand arrive l’été, j’aime me mettre un peu au vert pour quelques semaines, alors je file vers la vieille maison familiale perdue au fin fond de la campagne. Une bâtisse à l’ancienne, sans confort moderne, mais tellement tranquille. Et qu’importe si elle ne possède pas le chauffage central, n’étant pas trop du genre aventurier, je n’y vais que pendant les mois d’été. Dans l’air frais du soir, j’adore me promener aux alentours, en lisière de forêt et descendre vers le ruisseau qui, à quelques miles de là, va se jeter dans le lac de Grave Creek, et sentir la fraîcheur se dégageant de l’eau claire. Quand enfin les derniers oiseaux chantent leur sérénade aux ombres du soir, je remonte vers la maison en respirant à plein poumon l’air chargé des parfums verts de ce petit paradis. Je retarde toujours au maximum le moment où il me faut finalement allumer le groupe électrogène qui me fournit l’électricité nécessaire à l’homme moderne. Généralement, les râles émis par le générateur diesel à l’allumage font s’enfuir les oiseaux et détaler les rongeurs et autres bestioles tapies dans l’épais manteau de verdure recouvrant le sol. Et soudain, l’homme moderne et conquérant, en bon roi tapageur, reprend sa place au sommet de la chaîne. Je n’aime pas ça, mais non seulement l’idée de dormir dans le noir le plus total me terrorise, mais il me faut également téléphoner à mon éditeur, à mes amis ou au rédacteur en chef du minable journal local dans lequel je tape la pige. Même en vacances, ma vie professionnelle et sociale n’est, hélas, jamais bien loin, toujours en embuscade.

La lumière matinale irradie de sa blancheur l’intérieur de la maison. Dans la chambre, je suis réveillé depuis l’aube, mais je traîne ma flemme au fond de mes draps chauds. Ici les matins sont frais, même au zénith de l’été. Le générateur a sans doute calé durant la nuit, faute de carburant. J’irai le recharger après le petit-déjeuner afin de le préparer pour la nuit prochaine. 

En revenant de mes commissions à Willoughby, la ville la plus proche, j’ai constaté que tout le gasoil du générateur avait coulé sur le plancher de la remise technique. C’est la durite de la pompe à carburant qui a lâché, sans doute était-elle devenue un peu trop raide avec le temps. Quoiqu’il en soit, il me fallait la changer sans tarder, donc retour à Willoughby. Moi qui pensais pouvoir profiter de cette belle journée pour aller pêcher à la rivière et même, pourquoi pas, écrire un peu de ce maudit roman que mon éditeur me réclame et dont je suis infoutu d’écrire un seul paragraphe convenable.

La route vers Willoughby ne m’a jamais parue aussi longue. Alors que je devrais être en train de jouir pleinement de ma paisible retraite à la campagne, me voilà, sous un soleil de plomb, au volant de mon vieux Ford Bronco sans climatisation en direction de la boutique Sherman & Sons.

“ Dis-moi Emmett, tu n’aurais pas des rats dans ta cabane dans les bois ? me lance le vieux Vernon Sherman, qui possède la seule boutique de pièces détachées de la ville. 
- Comment ça, Vernon ?
- Tu vois les marques sur le caoutchouc, juste là ? Vernon me montre les marques s’apparentant à des morsures de rongeur. Et bien c’est des rats. Ils sont attirés par le pourcentage de matière végétale que l’on colle maintenant dans ces durites. De mon temps, les durites étaient des durites, pas des aliments pour rongeurs… enfin, on n’arrête pas le progrès.
- C’est l’écologie, Vernon…
- Pfff, arrête avec ça Emmett, c’est des conneries, quand les russes seront à notre porte… Le vieux Vernon Sherman est resté bloqué à l’époque de la guerre froide, alors je hoche la tête poliment en faisant mine de l’écouter. De toute façon, quand il est parti ainsi, impossible de l’arrêter. J’ai pas raison, Emmett ?
- Si, si, bien sûr…
- Voilà, ça fera vingt-deux dollars tout rond.
- Dis-donc, Vernon, tes prix, eux, ils ne datent pas de la guerre froide ! Vernon rit jaune, mais c’est toujours mieux que rien. Dans tous les cas, merci pour tes précieuses informations, à bientôt mon ami.
- Attends, ne file pas si vite ! Vernon fonce dans l’arrière boutique et revient avec un bocal de liquide légèrement verdâtre. Tiens, tu badigeonnes ce truc sur la durite après l’avoir installée, et tu n’auras plus jamais de problèmes avec ces saletés de rats. C’est radical.
- Merci Vernon, mais c’est quoi ce truc ?
- Un produit maison, t’inquiète pas c’est sans danger. Par contre tu mets des gants quand tu le manipules.
- D’accord… 
- Et c’est cadeau, entre américains, il faut bien s’entraider.
- C’est ça… Bon je dois filer, si je veux avoir une chance de réparer le générateur avant la tombée de la nuit.”

Le lendemain de mon passage à la boutique de pièces détachées du vieux Vernon Sherman, je ne pouvais que constater l’efficacité de son petit produit miracle. Il y avait trois rongeurs du type Rattus Norvegicus raides morts autour de mon précieux générateur. Le surlendemain, quatre, puis onze le jour suivant et ainsi de suite ! Mon séjour au vert était en train de virer au génocide. Non pas que j’en tirais une véritable satisfaction, mais je préférais savoir ces créatures hideuses au fond d’un sac poubelle, plutôt que dans la réserve sur le point de faire subir les pires outrages à la glorieuse mécanique m’apportant le minimum de confort dû à l’homme moderne. C’est fou comme de simples rats peuvent faire basculer le sens de vos priorités. J’avais soudain envie de les passer mes coups de fils à mon éditeur, à mes amis et même à ce journal local que je hais tant ! J’avais soudain une envie folle d’allumer toutes les lumières, même en plein jour ! Mes promenades vers la rivière se feront désormais au pas de course, car partout où je vais, il me semble voir des petits yeux rouges de rats revanchards.

Je ne vais certainement pas me mettre à culpabiliser pour ces nuisibles !

Mes promenades vers la rivière sont maintenant des rituels forcés, ils le savent, je le sais, mais je ne partirais pas. Je suis chez moi !

Aux environs de la fin juillet

Les rats ! Ils sont partout les rats ! Dans les murs, dans la cave, dans le grenier ! Ils rongent les durites ! Ils rongent le bois des fenêtres et le bas des portes ! J’ai voulu regagner la ville, mais dans ma fuite, j’ai enfoncé le Bronco dans un arbre en contrebas car ils avaient rongé les durites de frein. Le choc fut si violent que je ne peux presque plus bouger. Peut-être le coup du lapin, encore un rongeur ! Je regarde les ombres du soir danser sur le pare-brise sale, ce sont les ombres des rats. Malgré des dizaines de tentatives, il semble désormais impossible de lancer le moteur, il n’est plus alimenté. Sans doute a-t-il subi le même sort que le générateur. Parlons-en du générateur, il est foutu le générateur ! Le maudit produit du vieux Vernon Sherman ne fonctionnait pas du tout, il n’a fait que rendre les rats plus forts encore, plus gros et plus voraces. Indestructibles. Les rats morts sont sortis des sacs poubelles plus déterminés que jamais à dévorer. Immondes créatures efflanquées à moitié rongées par les vers, pourritures sur pattes à l'appétit sans limite.

Ils rongent comme l’acide ! Je les entends gratter férocement la carrosserie et ronger les joints des portes. L’homme au sommet de la chaîne, quelle vaste blague ! L’homme au sommet de la chaîne était un usurpateur, ça oui ! Ils rongent comme l’acide, bientôt ils engloutiront la voiture tout entière et rongeront jusqu’au dernier de mes os !  

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TONY JOE


17 Juillet, Renegade, Texas

Il est entré dans le Slim Loomis Joint en faisant claquer les semelles de ses boots en croco. Son étui de guitare à la main, il s’est dirigé sans un mot vers la petite scène se trouvant au fin fond de la salle, juste à côté de la porte des chiottes et du distributeur de capotes périmées. Sous les regards vitreux et bovins des poivrots habitués des lieux, les seuls qui trainent ici en plein après-midi un jeudi d’été, il a sorti sa Fender Stratocaster de son étui et l’a branché sur le majestueux ampli Marshall qui semblait n’attendre que lui. Quand le puissant larsen, de toute sa violence électrique, a déchiré le silence de mort qui régnait au “Slim” depuis SON arrivée, les autochtones ont tous baissé les yeux en direction du comptoir et de leurs pintes de mauvaise bière éventée. Eux, habituellement si disserts lorsqu’il s’agit de moquer l’étranger. 

Mais Tony Joe n’est pas n’importe qui, il est plus qu’un simple chanteur au look de cowboy échappé des bayous, comme on en trouve tant par ici dans les Honky Tonk Bar les samedis soirs. Il est le Hoodoo Man, il est celui qui recherche son amour perdu, capable de faire se lever le vent et la tempête pour elle. Capable de faire débarquer une nuée de grands corbeaux noirs et de serpents à sonnettes sur ceux qui l’entravent dans sa quête. De Renegade à Baton Rouge, tout le monde connaît sa légende. Il serait le fils maudit d’une femme conjurée et du Baron Samedi lui-même. Enfin, ça c’est pour la légende, n’empêche que Tony Joe est sacrément déterminé à retrouver sa belle, une splendide Cadillac Fleetwood, noir de jais, sortie des chaînes de montage de Detroit en 1959. La belle d’acier lui a été volée une nuit, alors qu’elle stationnait paisiblement devant sa maison aux portes des marais. La Fleetwood, ce fleuron automobile d’une Amérique aujourd’hui disparue, était bien trop grande pour entrer dans le garage du shack rural de ce bon vieux Tony Joe.  

“Ce morceau s’intitule, I Want My Fleetwood Back, c’est un blues, il dure dix minutes et à la fin de celui-ci je vous poserai une question simple… et j’attends de vous une réponse tout aussi simple. Inutile d’espérer vous tirer pendant le set, les corbeaux gardent toutes les issues et les serpents sonnent déjà sous les tabourets.”

L’odeur était épouvantablement âcre, mélange de chair en putréfaction et de marécage moite. Dans le Slim Loomis Joint, les agents de la police locale ont retrouvé les corps atrocement mutilés de huit hommes et trois femmes. Parmi eux, se trouvait Jim Douglas, le patron des lieux, un type odieux que personne ne pleurera. Chaque cadavre avait le visage recouvert de griffures, les yeux arrachés et un petit serpent à sonnettes enfoncé au fond la gorge. Sur le miroir poisseux qui ornait l’arrière du bar, on pouvait lire ces quelques mot en lettres de sang, I Want My Fleetwood Back.

25 Décembre, Highway 80, Nebraska

Le corps sans vie d’une jeune femme a été retrouvé sur la voie d’arrêt d’urgence de l’autoroute. Autour d’elle, les forces de l’ordre et les secours s’affolent, les flashs des sirènes percent l’épaisse brume neigeuse de ce matin de Noël. C’est un jeune State Trooper du nom de John Murphy, alors en patrouille, qui trouva le corps et sonna l’alerte.

Le soir même, au sortir de la messe de minuit, devant la petite église en bois blanc de sa congrégation, John Murphy fait son rapport, au son des cantiques entonnés par la chorale des jeunes congrégationnistes, à l’agent du F.B.I. venu spécialement pour l'interroger.

“ Je ne sais pas ce que le F.B.I. vient faire dans cette histoire, mais ce que j’ai vu ce matin dépasse l’entendement. D’abord, il y avait cette odeur épouvantable, mélange de chair pourrissante et de terre humide… une odeur atypique qui m’évoque un lieu précis, mais impossible de me souvenir lequel.
- Essayez de vous rappeler et tâchez d’être le plus précis possible, Trooper Murphy, nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous. 
- Ah voilà, ça me revient ! Le parfum lourd et étouffant des marécages de Louisiane, j’y ai passé de nombreuses vacances étant enfant. 
- Les marécages de Louisiane, vous dites ? Cela n’est pas commun au Nebraska, en effet… L’agent du F.B.I. feint la surprise mais semble connaître le coupable. Et le corps ?
- Je n’ai jamais rien vu de pareil. Cette pauvre femme avait les yeux arrachés ! Et son visage était couvert de griffures… John Murphy s’arrête net, balayant frénétiquement du regard les fidèles sortant de l’église.
- Pourquoi vous arrêtez-vous Trooper Murphy ? demande l’agent du F.B.I en se penchant vers le policier, visiblement très nerveux. Voulez-vous continuer cette discussion ailleurs, dans un lieu plus discret ? Il y a un diner encore ouvert au coin de la rue, laissez-moi vous offrir un café.
- Non, non… ça ira… c’est juste que ce cinglé l’a défiguré avec des griffes de corbeaux ! Nous avons retrouvé des plumes noires dans la neige... Il lui a même enfoncé un serpent dans la gorge ! Vous vous rendez compte, un putain de serpent ! Quel fils de pute ferait une chose pareille !?
- Je ne sais pas Trooper Murphy… je ne sais pas. Ce monde est parfois un enfer, notre mission est de faire en sorte qu’il demeure vivable, répond l’agent du F.B.I sur un ton artificiellement réconfortant .
- Une dernière chose, avez-vous retrouvé la voiture de la victime ?
- La Cadillac Fleetwood ?”


EAT OR HIT

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