FOR A FEW SHORT STORIES MORE #9


Hello Kiddies !

Vous voilà déjà de retour entre les murs froids de la Cabane de la peur, je commence à croire que vous vivez dans la sombre forêt entourant cette demeure maudite. Bande de petits rats, toujours à gratter à la porte, réclamant piteusement votre dose de sang et de peur ! Mais savez-vous qu'il existe des horreurs bien plus dangereuses encore que les monstres de nos histoires, des créatures capables d’exterminer des mondes entiers ? Elles se faufilent au travers des brèches et des fissures qui déchirent le temps et l'espace. Depuis bien longtemps, des hommes et des femmes traquent ces abominations, ce sont les Voyageurs. Ils vont d'un monde à l'autre, d’univers parallèle en univers parallèle, mais la plupart ne reviennent malheureusement jamais...

Cet hiver, en faisant un peu de classement dans la vieille bibliothèque poussiéreuse de la Cabane de la peur, faut bien s’occuper, j'ai retrouvé un très ancien poème égaré entre deux recueils de récits horrifiques. La feuille était un peu déchirée, je ne connais donc malheureusement pas son titre d’origine, mais j'ai bien envie de l'intituler : La fin du Voyage. Car d'après le propriétaire de ces lieux, rappelez-vous que je ne suis que l'effroyable agent d'entretien, ce poème serait en réalité, l'œuvre du premier Voyageur connu…

Je m’en vais vous le lire dès maintenant.

THE LAST TRIP

Depuis la plaine déchirée,

Je contemplais le Mont Varan,

Son improbable sommet,

Et ses reflets couleur de sang.


Ô Lézard, Dieu-Lézard,

Ta colère grandissante,

Te réveillera un soir,

De tempête rugissante.


Ô vous les calamités,

Qui des sous-sols de la ville,

Du fond d'un lac docile,

Et sur la montagne attendez.


Êtes-vous la main armée du Créateur,

Le chaos personnifié ?

Vous qui venez des profondeurs,

Pour, ici, tout balayer.


Ô Monstres destructeurs,

Dont j'ai tant suivi la trace,

Faisant de moi un Voyageur,

Dont l’identité s’efface.


A force de m'égarer,

De dédales électriques,

En mondes insensés,

J'ai pu voir mille Amériques.


Je suis devenu comme vous,

Un autre monstre dans la nuit,

Un cavalier à demi-fou,

Chevauchant dans la prairie.


Une bête immonde et décharnée,

Un cheval au regard tranchant,

Capable d'ouvrir sans se blesser,

Des portails qui ne durent qu'un temps.


J.R. Petty 1er septembre 1902

EAT OR HIT

Articles les plus consultés